Crowdfunding ou finance participative en français : le principe

Une plate-forme en ligne collecte des fonds auprès des épargnants français qui décident ou non de se positionner sur un des projets d’investissement proposé sur le site internet et présenté de manière très transparente dans ses moindres détails. 

Plusieurs formes de financement participatif sont possibles : le don, le prêt et la prise de participation

Le financement participatif est un outil de financement alternatif, complémentaire des acteurs dit traditionnels comme les banques par exemple. Il permet de solliciter un large public pour financer des projets spécifiques. Le crowdfunding s’adresse à tous les secteurs d’activité. C’est donc tout naturellement que l’immobilier, secteur dans lequel la demande de financement est grande, a bénéficié lui aussi de ce mode de financement pour offrir aux investisseurs en contrepartie de leur placement, une rentabilité attractive comparativement à d’autres modes d’investissement (voir les chiffres clés)

Le don

Le principe est simple, l’épargnant réalise un don sans attendre forcément une contrepartie. Il participe donc au financement d’un projet et selon le projet en question, il peut bénéficier d’une défiscalisation ou d’un avantage en nature (récompense). Les projets humanitaires, culturels et artistiques sont souvent associés à ce type de don. Ce n’est pas le cas du crowdfunding immobilier.

Le prêt

Grâce aux plateformes de Crowdfunding il est désormais possible d’obtenir un prêt sans sa banque et dans un délai très court ! C’est un atout considérable pour le financement de TPE/PME. Son montant est limité à 2000 euros si le prêteur perçoit des intérêts fixés par un échéancier. Ces intérêts peuvent être élevés, ils varient entre 4 et 10 % en fonction du risque pris par le prêteur. Notons que dans le cas d’un prêt sans intérêts le plafond est relevé à 5000 euros.

La loi Macron a créé une autre forme de prêt : le minibon. C’est une forme de bon de caisse (le bon de caisse est un placement à terme, contre lequel l’établissement financier remet un bon nominatif ou au porteur). Les plateformes vont ainsi proposer des titres de dettes émis par des sociétés commerciales.

Dernière possibilité, celle qui nous intéresse le plus puisqu’elle concerne aujourd’hui la majorité des financements en Crowdfunding immobilierL’émission d’obligations simples ou convertibles à taux fixe.

Rappel sur la définition d’une obligation : C’est un titre émis par une entreprise  privée ou publique donnant le droit de percevoir un revenu. En d’autres termes une entreprise emprunte (on parle d’émission obligataire), l’investisseur lui prête en souscrivant à une ou plusieurs obligations en contre partie de quoi il perçoit un intérêt versé annuellement ou in fine (à la fin de l’opération). Le capital lui sera remboursé à l’échéance. En effet, une obligation à toujours une échéance de remboursement. L’obligation peut être qualifié de convertible, elle permet alors à l’investisseur d’échanger son obligation contre une action selon des conditions fixées au préalable.

Le montant maximum pour un projet est de 8 millions d’euros depuis la loi PACTE de 2019.

L'investissement ou prise de participation

Il peut se faire sous deux formes différentes. 

La 1ère est l’investissement en capital, l’entreprise va lever des fonds via la plateforme de crowdfunding sous forme d’actions ou titre participatif, il y a donc ouverture de capital.

La 2ème possibilité ce sont les royalties ; Les investisseurs recevront en contrepartie un pourcentage sur le chiffre d’affaires.

Le montant maximum pour un projet est de 8 millions d’euros depuis la loi PACTE de 2019.